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Aucune assurance ne peut couvrir la responsabilité
pénale : l’intervention des assureurs se trouve limitée à
la défense des assurés devant les tribunaux.
La sanction éventuelle frappant l’assuré, auteur de
l’infraction, doit être directement supportée par celui-ci.
Aucun texte n’interdit expressément l’assurance de la
responsabilité pénale, mais l’inassurabilité des
condamnations pénales est admise par l’ensemble de
la doctrine. Cette inassurabilité se rattache aux règles
générales du droit pénal et spécialement à la fonction
même de la peine, qui doit s’appliquer au coupable,
sans possibilité de transfert qui mettrait en péril l’ordre
public.
Les contrats d’assurance de responsabilité civile ne
contiennent pas, en règle générale, d’exclusion directe
de la responsabilité pénale. La non garantie résulte
d’une exclusion indirecte : l’assureur définit l’objet de la
garantie par référence aux seules conséquences
pécuniaires de la responsabilité civile encourue par
l’assuré.
Lorsque l’assuré est une personne morale, le risque de
responsabilité pénale ne disparaît pas. La personne
morale peut être reconnue coupable, entre autres,
d’infraction financière (fraude, blanchiment d’argent,
abus de marché), d’infraction environnementale et
d’infraction liée à la sécurité et la santé (par exemple :
les accidents du travail résultant du non-respect des
normes de sécurité).
Les personnes susceptibles d’engager la personne
morale sont celles qui exercent des fonctions de
direction ou d’administration, de gestion ou de
contrôle. Il s’agit également de toute personne titulaire
d'une délégation de pouvoirs, pourvue de la
compétence, de l’autorité et des moyens nécessaires à
l’exécution de sa mission.
Là aussi, la responsabilité pénale de la personne
morale ne saurait entrer dans le champ de la
responsabilité civile. Demeurent, en revanche,
assurables les conséquences civiles d’un fait constitutif
d’infraction pénale sauf, pour l’assureur, qui peut
invoquer l’exclusion légale de la faute intentionnelle.
En cas de refus de prise en charge opposé par
l’assureur, il convient d’en vérifier le bien-fondé.