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Rappel de 2 règles fondamentales en assurances
dommages :
1.- le principe indemnitaire :
Si le preneur d’assurance a garanti une somme
supérieure à la chose assurée, il y a « surassurance » ce
qui peut entraîner : (i) soit la nullité du contrat s’il est
établi qu’elle est frauduleuse, ce qui est extrêmement
rare et relève du pouvoir des juges, (ii) soit, ce qui
constitue la sanction habituelle, à savoir, l’application
de ce qu’on appelle « le principe indemnitaire des
assurances dommages » c’est-à-dire l’indemnité due
par l’assureur ne peut dépasser la valeur de la chose
assurée au moment du sinistre. L’assuré aura donc
payé pour rien la portion de prime qui correspond à la
survaleur, l’assureur gardant les primes échues.
Pourquoi ceci ? essentiellement pour deux raisons : (i)
l’opération d’assurance est un acte de prévoyance et
non pas de spéculation et (ii) enlever à l’assuré un
intérêt à la réalisation du risque ce qui a pour effet de
prévenir les tentatives de sinistres volontaires et
d’éviter qu’il ne soit incité à ne pas veiller avec toute la
vigilance désirable à la protection de ses biens.
2.- la règle proportionnelle de capitaux :
Si le preneur d’assurance a garanti une somme
inférieure à la chose assurée, les conséquences seront
encore plus graves. Il ne sera indemnisé que dans le
rapport valeur assurée/valeur réelle, c’est-à-dire que le
sinistre se règlera comme suit : (montant du dommage
X valeur assurée) / Valeur qui aurait dû être assurée.
C’est « la règle proportionnelle de capitaux » ou «
réduction proportionnelle du sinistre ».
Comment elle fonctionne ?
Exemple : un bâtiment d’une valeur de 1.000.000 EUR
insuffisamment assuré par son propriétaire à 250.000
EUR.
Hypothèse 1 : sinistre total, le préjudicie subi par
l’assuré est de 1.000.000 EUR, le règlement sera comme
suit : (1.000.000 X 250.000) / 1.000.000 = 250.000 EUR
Hypothèse 2 : sinistre partiel, le préjudice subi par
l’assuré est de 400.000 EUR, le règlement sera comme
suit : (400.000 X 250.000) / 1.000.000 = 100.000 EUR
En résumé, ce n’est pas l’insuffisance de capitaux qui se
trouve sanctionnée, mais l’insuffisance de prime qui en
résulte.